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3eme partie: ses débuts d’assistant:
Ayant tous, sans exceptions, échoué ses examens d’entrée en fac, Gô et ses amis se retrouvent donc en
“cours de rattrapage”. Alors qu’ils travaillaient tous comme des fous pour rattraper leur échec, Gô continuait à dessiner; et de ce fait il ne retourna plus dans ce genre d’établissement. Le même été, il tomba malade et perdit
près de 15 kilos en un mois. Sa famille crut à un cancer de l’intestin et qu’il n’en avait plus que pour 2 ou 3 mois à vivre. Gô se dit alors qu’il s’en sortait, il ne laisserait plus jamais personne lui dicter sa conduite et
qu’il ferait ce dont il a toujours rêvé de faire: du destin!Il se fichait pas mal de devenir riche, de se marier ou de fonder une famille. Heureusement pour lui, ce ne fut qu’une maladie passagère et il fut ensuite rapidement
rétabli, même s’il a longtemps ignoré le nom de la maladie qui l’avait frappé.Comme il se l’était promis, il se mit à fond dans le dessin, mais devant la mine peu réjouie de sa famille, il tempéra ses ardeurs en effectuant des
petits boulots et notamment celui de serveur dans un restaurant. Durant cette période, il concocta l’esquisse d’une histoire qui se passerait dans le Japon médiéval et qui mettrait en scène des ninjas luttant contre un samourai
indestructible venu du futur. Ce manga appelé Kuro no Shishi est quasiment l’ancêtre de Terminator car créé avec ses 15 ans d’avance sur le film américian. Les gens de Shonen Sunday, la revue de prépublication de Shogakukan,
furent enthousiasmés et proposèrent à Gô NAGAI de devenir assistant. On lui présenta les gens de Mushi Productions. Le rêve devenait réalité.....Malheureusement, le jour du rendez-vous, Osamu TEZUKA n’était pas là. En revanche,
il fut présenté à Shotarô ISHINOMORI qui, surpris de ses qualités d’auteur ses Kuro no Shishi, décida de le prendre comme assistant sur le champ. Et le jeune Gô ne fut pas déçu du voyage car travailler avec un grand maître du
manga ne fut pas de tout repos. Il ne rentrait au total qu’une semaine par mois chez lui, ne prenait plus de vacances, plus de week-end, travaillant parfois jusqu’à vingt heures par jour et les dessins continuaient de
s’amonceler à tel point que parfois il n’avait même plus le temps de manger ou d’aller aux toilettes. Il ne fallut pas plus de trois mois d’un tel régime pour “éliminer” les autres assistants et il ne tarda pas ainsi à se
retrouver tout seul. Heureusement, il y avait toujours des embauches pour de nouveaux assistants, mais ils ne restaient jamais longtemps.En bref, Gô a fait la majeure partie du travail pendant près de 2 ans. Un jour où il se
regardait dans la glace, il fut surpris de ne plus se reconaître tant il avait maigri et avait les traits tirés. Il décida alors de ralentir la cadence et de s’octroyer au moins un jour de repos par semaine. Cete journée
sabbatique va alors lui permettre de plancher sur ses propres oeuvres mais comme il n’a pas assez de temps pour élaborer un scénario solide et fouillé, il va se lancer dans un style comique avec des petites histoires courtes.On
peut remarquer en voyant les dessins de Gô à plusieurs époques, collégien, lycéen, assistant, qu’il fut très influencé par les grands dessinateurs du moment que furent Osama TEZUKA et Shotarô ISHINOMORI.Gô reprendra d’ailleurs
certains de ses prpres dessins par la suite pour en faire des mangas complets (Kuro no Shishi, Super Saiyuki, Oni).
4eme partie: la solutide du manga-ka:
Après avoir travaillé plus de deux ans comme assistant de S. ISHINOMORI et avoir formé lui-même quatre assistants plus résistants que les autres, Gô NAGAI va alors solliciter et obtenir un mois de vacances, car il
allait commencer un nouveau manga comique dans le magazine Bokura des éditions Kôdansha. Celui-ci raconte les aventures d’un petit policier à l’époque médiévale et porte le titre de Meakashi Poligichi. Les débuts de manga-ka de
Gô NAGAI furent plus encourageants et il ne tarda pas à enchaîner un nouveau manga pour la même maison, avec Chibikko kaijû Yadamon et qui raconte les histoires comiques d’un jeune garçon, Tarô et de son petit dragon
Yadamon.Devant le succès de ses mangas, Gô obtint la permission dessiner ce qui lui plaisait pour sa prochaine BD qui parut dans la revue Shônen Magazine, toujours chez Kôdansha. Mais cette fois la manga Jintarô Sandokasa fut
très critiqué, surtout par le dessinateur comique du moment Fujio AKATSUKA (Osomatsu-kun), car il y avait beaucoup trop de gags teintés d’humour noir. Ce n’était pas encore le moment pour ce genre d’humour.....Gô aimait
beaucoup faire des manga humoristiques mais il regrettait qu’ils soient trop délimités ; il ne pouvait y ajouter de la violence ou du sexe, néanmois quand il le pouvait, il intégrait toujours une petite dose d’humour noir. Bien
évidemment il existait déjà des manga assez violents comme Muyo no suke de Takaho SAITO ( auteur de Goldo 13). Gô dessinera d’ailleurs une parodie de Goldo 13 dans une BD comique appelée Goldo Heighteen, ou les manga de Sampei
SHIRATO. Mais même si les maisons d’édition ne refusaient pas ce genre d’histoires, ce n’était pas des BD comique. Gô a donc profité de la mode du western spaghetti pour changer d’histoires et essayer ainsi d’imposer ce qu’il
aimait. Il va donc enchainer avec Yubi no Kenman dans Shônen Magazine. C’était l’histoire d’une jeune fille
à l’époque médiévale, vêtue d’une sorte de maillot de bain, un genre de passé revisité. Ceci ne laissa personne insensible et surtout pas les autres maisons d’édition..En 1968 naît un nouveau magazine édité par la maison d’édition Shûeisha, le magazine Shônen Jump. Cette maison recherchait alors de nombreux dessinateurs et ils étaient donc quasiment libres de dessiner ce qu’ils désiraient. Il décida de mettre en pratique les nouvelles conceptions comiques qu’il avait inventé ; il fallait maintenant donner un nom à ce nouveau manga ! C’est alors qu’il vit l’affiche d’un film à caractère pornographique appelé Harenchi. Bien sûr, le titre était très évocateur, mais le nom sonnait bien, alors il décida d’appeler son manga << Harenchi Gakuen>>. Ce fut un véritable raz-de-marée et Gô NAGAI se retrouva en très peu de temps comme une star. Il se régalera comme un petit fou à dessiner ces personnages caricaturaux et déformés au possible.
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